dimanche 4 décembre 2011

Le sommeil de la raison engendre des monstres

Big brother, dessin à la plume de ©Benjamin Baret


Parce que la télé nous berce tous les jours avec ses jeux d'argent, ses reportages sur la peur, ses actualités sur Strauss-Kahn, ses émissions divertissantes et abrutissantes, on s'endort tous les soirs plus idiots que la veille.

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Le zapping de canal + est trés fort. Par son montage, il incite à réfléchir sur la télé et sur le pouvoir qui le contrôle.
Serait-ce un hasard si la France est tombée de la 19éme place en 2004 à la 44éme sur le classement de la liberté d'expression (dérriére le Mali et la Corée du Sud)? (source: http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2010,1034.html )



Avec en prime un article paru sur la fabrique Spinoza, particuliérement pertinent:

TRANSFORMER LE PAYSAGE AUDIOVISUEL POUR LE BIEN-ÊTRE DES TÉLÉSPECTATEURS :
POUR UN SYSTÈME CENTRÉ SUR L’USAGER
Conclusions intermédiaires de l’étude de la Fabrique Spinoza à sortir en février 2012

En 2011, les Français ont en moyenne regardé la télévision 3h32 par jour, selon un sondage Médiamétrie, ce qui place la télévision à la deuxième dépense de temps hors sommeil dans une journée, derrière le travail payé. Plus important encore, si on considère le temps de visionnage sur toute une vie, la télévision prend la première place, devançant le travail. La télévision est devenue une activité fondamentale de notre vie et pour cause, nous la regardons en moyenne 10 ans au cours de notre vie.

Pourquoi passe-t-on autant de temps à regarder la télévision ? On pourrait penser que la place importante accordée à cette activité se justifie par un apport en termes de satisfaction élevé dans la vie des Français. Paradoxalement, des études montrent que ce n’est pas le cas : le plaisir suscité par le visionnement de la télévision est faible. Sur la base de la déclaration des usagers, la satisfaction obtenue est médiocre, la télévision obtenant une note de 4,8/10, très loin derrière les autres loisirs 1 . Elle a beau être considérée comme distrayante, avec le recul son impact est globalement négatif sur le bonheur des individus 2 : plus le temps passé devant le poste est important moins l’individu s’estime heureux. Egalement, plus l’évaluation de l’expérience s’éloigne du début du visionnage, plus la satisfaction déclarée décroit. Qu’ils aient ou pas conscience de cette satisfaction médiocre, nombreux sont les usagers qui cherchent à diminuer leur « consommation » de télévision.

D’autres études s’attachent à démontrer les aspects nocifs pour l’individu3, en particulier les enfants, ciblant la violence, l’impact sur la santé (plus précisément sur le sommeil et la concentration), et le développement de l’enfant.Sans verser dans le débat pour ou contre la télévision, il est possible d’avancer que celle-ci présente des dangers potentiels pouvant devenir effectifs ou non selon la manière dont on la regarde. Le danger pour l’enfant est plus palpable car celui-ci n’est pas encore capable d’exercer son jugement et de prendre du recul par rapport à ce qu’il voit. C’est pourquoi les parents doivent accompagner le visionnage de la télévision en apprenant aux enfants à faire la distinction avec le monde réel. Les dérives au sein du Paysage Audiovisuel Français rendent de surcroit de plus en plus nécessaire cette distanciation : des stratégies commerciales s’appuyant sur les neurosciences tendent par exemple à flouer la frontière entre les programmes et les espaces publicitaires, laissant le téléspectateur moins à même de distinguer ce qui est de la publicité et ce qui n’en est pas.




I. Changer le rapport à la télévision – Eclairer et libérer

La télévision fournit à chaque instant des contenus, des idées, des thèses, des images qui sont réceptionnés par les usagers. Face à ce flot continu d’informations, il semble bénéfique, voire nécessaire qu’une éducation à la télévision et plus globalement aux médias soit dispensée aux enfants ainsi qu’aux parents. Apprendre à regarder la télévision (comprendre ses mécanismes, ses effets, ses pratiques, ses intentions ou biais possibles, etc.) permettrait de prendre de la distance y compris par rapport à sa consommation, et d’adopter un point de vue critique par rapport à l’information réceptionnée, donc éclairer et développer la liberté du téléspectateur.

La volonté de prendre du recul non pas par rapport au contenu mais par rapport à l’acte en lui-même de regarder la télévision, pour éviter le phénomène de surconsommation (sur une base auto-déclarée), pourrait être accompagnée grâce au développement de modalités d’autocontrôle temporel aidant les téléspectateurs à mieux gérer leur temps de visionnage, et à révéler les automatismes d’allumage du poste. Ces modalités permettraient notamment d’informer les individus sur le temps passé dans la journée et dans la semaine devant la télévision. Des aménagements de ce type, simples et qui laissent à l’individu toute liberté de choisir ou non de rester devant la télévision, visent à renforcer le contrôle des téléspectateurs sur leur pratique, et développer leur liberté « effective » (cf. Amartya Sen) ou « éclairée » (cf. Robert Misrahi).

II. Rendre acteurs les téléspectateurs – Agir

En effet, l’une des caractéristiques de la télévision est qu’elle rend l’individu spectateur, c’est-à-dire passif, physiquement mais aussi, dans une certaine mesure, mentalement. C’est une activité qui ne demande aucun effort, ni même parfois celui de focaliser son attention sur un écran. Le développement de programmes interactifs faisant appel à une participation de l’individu via les nouvelles technologies pourrait redonner une place plus active à l’usager, faire de lui un « téléacteur ».

Cette participation du téléspectateur se décline également au niveau de l’évaluation des contenus. Permettre aux individus de partager leur avis sur les programmes qu’ils visionnent donnerait à la télévision un nouvel essor, où les téléspectateurs auraient la possibilité de noter les programmes. Des systèmes facilitant la notation des émissions devraient être développés et diffusés, et les résultats des avis rendus accessibles, via des plateformes, à l’ensemble des téléspectateurs et des professionnels des médias. La mutation de la télévision, axée sur l’opinion et la satisfaction des individus (au delà de l’audimat qui est binaire), informerait les chaînes de ce que pensent les téléspectateurs, incitant celles-ci à prendre en compte ces avis dans leur programmation, tout en donnant aux téléspectateurs des clés supplémentaires pour décider et choisir leur visionnage. La télévision publique pourrait par exemple être évaluée à l’aune de la satisfaction déclarée de ses téléspectateurs.

III. Moderniser les contenus – (re)-Connecter

La mise en place d’une télévision plus interactive va de pair avec une modernisation de ce média dans sa globalité. Cette transformation a déjà été amorcée : la multiplication des chaînes avec le câble et la TNT, la télévision Replay, les passerelles avec les nouvelles technologies qui mettent à disposition les programmes sur les sites internet des chaînes. Les liens qui se tissent entre télévision et internet changent la manière dont le public choisit de regarder la télévision. Ces nouveautés rencontrent un certain succès auprès des jeunes téléspectateurs qui apprécient de pouvoir visualiser les programmes pendant ou après leur diffusion sans passer par l’objet télévision.

Dans la lignée de la modification des habitudes de visionnement, la nouvelle télévision proposerait des passerelles inter-contenus à la fin des programmes. En s’inspirant des systèmes déjà existants dans d’autres médias, les chaînes pourraient mettre en avant des contenus similaires à celui qui vient d’être visionné, sur le mode « si vous avez aimé ce programme, vous aimerez peut-être… ». Ce système est aussi intéressant pour le téléspectateur qui se voit proposer des programmes auxquels il n’aurait peut-être pas pensé, que pour les chaînes de télévision qui mettent en avant des programmes via des liens qui redirigent le téléspectateur vers d’autres contenus. La télévision est souvent taxée d’instance de désocialisation. Un pont jeté d’un programme télévision (donc virtuel) vers une activité réelle (club, association, sport, etc.) permettrait de capitaliser sur le potentiel de connexion, socialisation et de vie réelle du media. In fine, il s’agirait d’œuvrer pour le bien-être du téléspectateur via la connexion entre les connaissances et avec les activités télévisuelles et réelles.

IV. Améliorer la gouvernance du Paysage Audiovisuel Français – Participer et Dialoguer

La prise en compte des usagers passe aussi par une intégration des téléspectateurs au niveau de la gouvernance du Paysage Audiovisuel Français (PAF). Actuellement, les individus en tant que consommateurs ne sont pas présents au sein des lieux de décision de la télévision française. Etant donné la place fondamentale qu’elle prend dans la vie des individus, il semble indispensable que ceux-ci soient présents au sein de ces instances et représentent les intérêts de téléspectateurs. D’une part, des organes telles que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) gagneraient à intégrer ces avis, et d’autre part, des lieux de concertations où seraient représentés pouvoirs publics, professionnels des médias et citoyens seraient un atout pour améliorer la gouvernance du PAF. Enfin, il faudrait œuvrer pour le développement d’associations d’usagers de la télévision, à l’image de « Les Pieds dans le PAF »4, qui agit depuis plus de vingt ans pour que la télévision soit présentée comme une question politique et sociale majeure. Il s’agit d’œuvrer pour s’assurer que la télévision soit bien au bénéfice des téléspectateurs.

En conclusion, la Fabrique Spinoza formule des propositions qui permettent de développer la liberté effective ou la puissance du téléspectateur vis-à-vis de la télévision, via l’éducation, l’autocontrôle, la pro-activité, la notation, l’interconnexion, et la participation à la gouvernance. Ce faisant, le potentiel de génération de bien- être de la télévision, tant en termes de divertissement que de développement, peut être augmenté.

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1Robinson et Godbey, 1995
2 Frey, 2007, « Does Wathching télévision make us happy ? »
3 Michel Desmurget, 2011, Télévision Lobotomie
4 Seule association dédiée en France, située à Saint-Nazaire, non nationale, 1 seul salarié

Article paru sur la fabrique spinoza: http://www.fabriquespinoza.org/2011/11/changer-la-television-des-francais/
linogravure de ©Benjamin Baret

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vendredi 2 décembre 2011

Annulation de la dette: impossible?

Illustration de ©Benjamin Baret

Une seule revendication : L’annulation de la Dette !

Un grand battage médiatique se concentre sur des solutions « miracle » à la crise, la plupart centrées sur la monnaie. En résumé : si la crise de l’euro est si intense, c’est uniquement parce que la Banque centrale européenne n’agit pas comme ses consœurs américaines ou anglaises, à savoir faire marcher la planche à billets, grâce à quoi, en apportant les liquidités nécessaires, nous allons sortir de la crise. C’est une revendication commune à la Gauche et à la Droite. Voyez par exemple les prises de position récentes de MM. Attali pour la première, Juppé pour la seconde… Il leur reste comme différence que les uns prendraient bien le contrôle des Banques par une nationalisation « socialiste », les autres renforceraient leur mainmise dans l’ombre, plus conforme à leur orientation « libérale ».

Il n’y a pas de solution monétaire

Dans un excellent article publié il y a quelques jours : « BCE : pourquoi Alain Juppé n’a pas raison, par Olivier Berruyer, 24/11/2011 » (http://www.les-crises.fr/alain-juppe-a/), l’auteur rappelle les fondamentaux de la crise. Nous ne sommes pas dans une crise monétaire mais dans une crise du CRÉDIT ! Elle n’est due ni à des questions de taux de change ni de taux d’intérêt, etc. C’est un « bête » problème de surendettement : les États ont contracté des dettes colossales, qu’ils ne peuvent rembourser ET dont ils ne peuvent bientôt plus assumer les intérêts, des dettes dont le système économique tout entier ne peut supporter la pesanteur. Cette crise ne se solutionnera donc pas par des moyens monétaires, mais uniquement par la résorption d’une Dette qui est devenue un fardeau insupportable.
En l’occurrence, les moyens monétaires proposés sont donc des voies déguisées pour proposer en catimini une sortie d’apparence simple et lumineuse, mais aux conséquences désastreuses. Rien d’autre.
Il n’y a en gros que deux voies d’opérer la liquidation de la Dette :
– Une annulation pure et simple. On reconnaît que cette Dette faramineuse est une forme de Cancer sur le mode duquel notre monde, depuis un siècle, a poursuivi le simulacre d’une vie éteinte. Reconnaître que cette Dette est nulle et non avenue. Dommage pour ceux qui ont investi dedans, ils ont tout perdu. C’est un risque dans tout investissement, et là il faut qu’ils assument les conséquences de leurs bénéfices passés. A trop charger le baudet, dans leur propre intérêt apparent, ils l’ont tué. Dans ce cas, ce sont les FINANCIERS qui supporteront la charge principale de la remise à plat.[1]
- Une hyperinflation. On multiplie la monnaie de singe, et comme la Dette est libellée en monnaie (dollars, euros, etc.), le jour où la baguette vaudra 7€, comme je le disais récemment, la Dette apparaîtra d’une dimension relativement mesurée. Il est clair que si demain le salaire minimum n’est plus de 60€ mais de 600€, vos taxes et impôts seront eux aussi multipliés par 10. Par contre la Dette restera de 80 milliards d’euros, et sa charge, divisée par 10 donc relativement, et même avec des taux d’intérêt de 10 ou 15%, elle sera réduite à quasi rien dans le budget de l’État, pour autant que subsiste un État. Par contre dans ce deuxième cas, ce sera la POPULATION dans son ensemble qui subira le choc principal. Or c’est bien cette solution que privilégient directement nos réformateurs monétaires, qu’ils soient de gauche ou de droite !
Le problème est que ni les financiers ni les États ne sont prêts à envisager la première solution, il ne leur reste donc qu’à nous faire digérer, sous l’un ou l’autre prétexte, la seconde, qui, tout en leur causant un mal moindre, assure leur avenir de financiers et de politiciens. L’hyperinflation est un accident dans le système, le défaut global en marquerait la fin !

QE1, QE2, QE3… et taratata !

Il est vrai que les États européens n’ont réagi à la crise de 2008 que par la politique de l’autruche. La réaction des États-Unis a, elle, été entièrement monétaire. Ils ont fait fonctionner la planche à billets dans des opérations de « facilitation » (quantitative easing) qui ont évité l’impact immédiat du météorite Dette sur la planète, mais dont l’effet sur la crise a été NUL. Ce sont près de deux mille milliards de dollars qui ont été ainsi semés à tout vent, sans autre effet que de rassembler dans les mains de la Banque centrale américaine (la FED) la contre-valeur en bons du Trésor dont bientôt plus personne ne voudra, lorsque la crise aura atteint son paroxysme. Faire la même chose en Europe, cela voudrait dire que la Banque centrale européenne (BCE) entasserait dans ses coffres, en échange des billets émis, les obligations grecques, portugaises, irlandaises, espagnoles, italiennes et bientôt belges, françaises et même néerlandaises ou allemandes, dont personne ne voudra. Jadis on aurait dit qu’au moins ils auraient de quoi allumer leur feu, mais comme toutes ces opérations ont des supports électroniques, on ne voit pas très bien à quoi elles pourront servir ! La BCE deviendrait ainsi une gigantesque poubelle de milliards d’euros, alors que dans le même temps il nous faudrait un seau pour aller acheter le pain, une brouette pour tout objet plus important.
On lit de temps en temps, dans les colonnes d’Agoravox comme ailleurs, les plans simplicissimes de géniaux bricoleurs du Système qui vont nous retaper ça d’un coup de baguette magique. «  Il n’y a qu’à » prendre la main sur les financiers et imposer nos volontés : l’euro comme ci, les taux comme ça,… les taux, les taux, oui, mais l’étau  ? que fait-on de la Réalité ? … on la gomme ainsi d’un coup de baguette magique ? Ou alors on croit vraiment (ou on fait semblant de croire) que nous butons sur un simple problème technique, accru par la cupidité des uns et par l’incompétence des autres ? Vous croyez vraiment que cette masse immense de consommation, pour la plus grande part inutile et malsaine, qui nous inonde… c’est un problème technique ? Il y a près d’un siècle que notre société a pris le chemin de la FOLIE, il est temps de le reconnaître et d’accepter qu’il n’y a d’autre solution que de faire éclater la bulle dans laquelle nous nous sommes tous emprisonnés…

Après,… ? oui, après… ?

Qui voudra encore avancer le moindre centime aux États quand ils auront fait défaut ?
Sinon, on fera comme avec l’inflation des années trente… mais cette fois combien de siècles faudra-t-il pour remonter une telle pente ? Il est évident que dans l’optique d’une hyperinflation, nos géniaux bricoleurs proposent de continuer comme ci-devant, après deux ou trois générations sacrifiées sur l’autel de l’État et de la Phynance. Basta, on rase, on fonde une nouvelle monnaie, saine, on reprend un système d’emprunts sur une base plus solide, avec des États dont les dépenses soient contrôlées, et, comme ci-devant, le Crédit trouve de nouvelles failles, la Phynance bricole. Quelques siècles noirs  de relance, un bref emballement… et on remet ça, comme si rien ne s’était passé ? C’est ça que vous voulez ? Je ne le pense pas.
C’est d’une remise en question HISTORIQUE qu’il s’agit présentement. Nous nous trouvons dans une situation comme il ne s’en est pas présenté beaucoup dans l’Histoire de l’humanité. Et la question qui se pose n’est pas : comment les États, comment nos dirigeants vont-ils redresser la situation et assurer notre futur bien-être. La question est : comment allons-NOUS reprendre notre situation en mains et construire notre avenir et celui des générations qui nous suivent. Il y a des lustres que les plus lucides d’entre nous VOIENT que nous fonçons à une vitesse grand V dans un MUR. Il y a des années que nous posons tous la question : Où va-t-on ? Aujourd’hui, et demain plus encore, nous voyons où nous en sommes. A nous tous de remettre sur le tapis nos petites certitudes et de relancer une autre dynamique… c’est bien évidemment tout autre chose que de consommer. En sommes-nous encore capables ? CHICHE !

[1] Les fonds de pension ayant disparu dans la tourmente, il faudra envisager la manière dont nous allons assumer la charge de nos anciens.
par Maltagliati.
Maltagliati est publié chez fantasques éditions:https://sites.google.com/site/fantasqueseditions
Le mauvais rouage, linogravure de ©Benjamin Baret

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dimanche 27 novembre 2011

Ca commence par une fin


Ce site présente une vision dure sur des sujets durs, avec une technique dure qui dure malgré tout.

L'actualité n'est jamais objective, ce qui compte c'est qu'on la croie vraie, et qu'elle nous choque jusqu'à ce qu'elle ne soit plus d'actualité, que l'on soit davantage marqués par le présent.

Aujourd'hui, c'est la crise. Nous sommes dans une époque charnière. Entre les Etats-unis qui veulent faire sauter les usines atomiques iraniennes, l'Iran qui veut faire péter son voisin Israël, Israël qui veut faire péter tous ses voisins, le crack boursier de l'Europe, les riches de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus cons, la crise de la faim, la montée de l'extrême droite en Europe, les fanatiques religieux de tous bords qui ne se supportent pas et que ça va nous retomber dessus, les stars devenues ducs, les politiciens devenus rois et les banquiers empereurs, Mac do qui lance sa chaîne de télé, la pollution et mon ampoule qui vient de griller, on est mal barrés.

Une image peut être bien plus significative qu'un long discours.

ON EST CERNES!!!

Vous l'aurez sans doute compris, ce site n'est pas vraiment un travail de journaliste. Plutôt celui d'un graveur qui cherche ses émotions fortes dans l'actualité. Pour être franc, tous mes poils se hérissent en ce moment. Et mes gouges tressaillent. Ne pouvant donc pas être objectif pour un sou, je ne ferais qu'illustrer les articles qui m'ont le plus révolté. Comme ça, je pourrais penser que j'ai mis mon grain de sel dans les changements qui ne vont pas tarder à arriver.

Vaste tâche, tout de même. Une linogravure par semaine sur un sujet d'actualité. Mais qu'importe. Le futur commence maintenant.

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